Derrière ce rouge.

jeudi 17 juillet 2008

[à l'écoute]


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Hier soir, après le repas, une fois la vaisselle faite et la cuisine rangée, je me suis assise sur la "petite marche" (on l'appelle comme ça, mais il s'agit en fait du sol de la cuisine qui a été légèrement sur-élevé par rapport au reste de la pièce) de la cuisine, à côté de mon fils. Il était beau avec ses habits clairs. Et tellement souriant. C'était doux. Comme un moment suspendu.. Assis tous les 2 sur notre marche, on s'est raconté des trucs : des petites choses de la journée qui venait de s'écouler, nos vacances en Bretagne qui approchaient.. C'était si doux si simple si évident comme moment.. Un moment de bonheur dont je veux restée imprégnée..


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Après, les rituels (brossage de dent, enfilage de couche..) qui précèdent l'histoire, les câlins et le coucher se sont déroulés -contrairement à ces derniers temps..- dans le calme, presque la plénitude.. J'étais détendue.. Heureuse de regarder mon fils accomplir chaque petit acte (et pourtant dieu sait qu'ils me pèsent parfois ces rituels..). Heureuse de lui lire une histoire, de partager ce moment avec lui. Heureuse d'être là pour lui.


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Je suis montée me coucher plus tôt que d'habitude et une fois allongée sur le lit, j'ai apprécié la lumière tamisée et l'atmosphère de notre chambre et j'ai eu envie de lire. Un livre sur la quête bonheur. Plutôt destiné à un jeune public mais agréable à lire, et correspondant à mon état d'esprit..


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Lorsque je suis allée faire mon "dernier petit tour" dans la chambre de mon fils, avant de me coucher, il s'est réveillé. Il avait soif et était chaud. Il avait encore de la température. Je lui ai donné du sirop et lui ai appliqué des gants d'eau fraîche sur les jambes et les bras. L'instant d'avant, j'étais fatiguée et j'aurais pu immédiatement m'endormir. A l'instant où je comprends que mon fils est malade, plus rien d'autre ne compte si ce n'est le soulager, le rassurer, et lui rendre plus confortables les moments à venir. Mais il est tellement exemplaire dans ces moments-là que ça serait inconvenant de penser ou d'agir autrement..


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Aujourd'hui, en fin de matinée, je me suis autorisée à aller lire quelques pages du livre commencé hier soir. Un moment surprise pas programmé : je m'étais rendue disponible pour mon compagnon et m'étais assise, en face de lui, pour partager quelques instants avant qu'il ne parte travailler, mais il n'était pas réceptif.. Alors, j'ai repris le fil de mes activités (la préparation de nos sacs de voyage) ; je suis montée à l'étage en ayant l'intention de continuer à remplir nos sacs. Et puis, au dernier moment, j'ai décidé de m'allonger et de lire quelques pages ! Quelques minutes, entre-deux, à la saveur des moments volés, mais aussi à la douceur des moments permis, ceux qui nous font du bien, parce que l'on s'écoute..


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mercredi 9 juillet 2008

[du/des sens]


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J'ai peint dimanche, pendant la sieste de mon fils, des carrés de couleur rouge. Pas très grands. Mais qu'est-ce que c'était agréable. Comme des retrouvailles. Avec toujours, et comme à chaque fois, la sensation de l'évidence..
L'un d'entre eux est terminé. Il a d'ailleurs pris des nuances et est parti vers sa destinataire. Peut-être que je mettrai une photo ou deux. Les 3 autres sont en cours.


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J'écoute souvent l'album "Pomme C" en ce moment. Les textes sont simples (parfois trop) mais sonnent juste. La musique, les mélodies, sont teintées de ce quelque chose de pas tout à fait joyeux.. C'est doux, parfois nostalgique. J'entends même, sur un morceau une influence (improbable m'a-t-on soufflé..) hard-rock.. On entend bien et on voit bien ce qu'on veut.. non?

# C'est dur d'être maman. D'être sa maman. De garder le cap. De parvenir à me libérer totalement de ce qui m'éloigne, encore, parfois, de moi, de celle que je suis, malgré tout, devenue aujourd'hui..


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Je serais tentée de dire que je vis (presque) chaque évènement, chaque micro-évènement comme un bouleversement, une intrusion, une attaque.. L'autre (en ce moment, plus que jamais, notamment, mon fils, en pleine période d'opposition..) vient sans cesse bouleverser mon fragile équilibre.. Et je n'ai parfois pas le temps de me bidouiller une réponse, un nouvel équilibre, pas le temps, dans l'action, de prendre le recul nécessaire ou même de remettre vite fait une brique pour consolider le tout, non. je me sens agressée. point. et je réponds, en conséquence, à cette agression..


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Je me suis sentie (j'ai été) mal-aimée par ceux qui auraient dû m'aimer le plus, par ceux qui étaient sensés être les plus proches de moi. Ils ne m'ont pas appris à vivre. Ils ne m'ont pas aidée à marcher vers moi. Ils ne m'ont jamais accompagnée. Juste des responsabilités (trop. et trop tôt) des interdits, des impératifs, des obligations. Pas de rires. Jamais de légèreté. "A 2 ans, qu'est-ce que tu étais sérieuse déjà." Et moi, j'ai étouffé. Pas appris à respirer. Réflexe de survie, trop-plein. Il faut qu'on m'entende. Qu'on entende que je souffre, que je m'en sors pas : alors, à 8 ans, je me suis mise à crier.


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lundi 30 juin 2008

[penser à]


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Peindre, cette semaine, de grands carrés de couleur.

# Me replonger dans mon projet d'emballages récupérés : réfléchir, entre autres,  à une façon de les présenter.

# Poursuivre l'exploration de mon passé..

# Mettre (enfin) (par écrit) tout ce que "la mère" n'a pas fait pour moi, tout ce dont elle m'a consciemment (?) privée.

# Restée imprégnée de tout ce qui me traverse, de tout ce que je comprends..

# Garder présent, palpable, juste là, tout proche, mon envie, mon objectif d'accompagner mon fils dans la vie, de l'aider à grandir..

# ME faire confiance, LUI faire confiance.

# Lâcher du lest.

# Sourire. Etre Légère.

# Revoir mon barème d'évaluation des évènements et des micro-évènements : Qu'est -ce qui est grave? important? Qu'est-ce qui ne l'est finalement pas. ou peu?


Posté par art truk à 13:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]